Lors des débats sur le statut des magistrats à l'Assemblée nationale le 23 mai 2001, et dans le cadre de la présentation du rapport de la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de ladministration générale de la république sur le projet de loi relatif au statut des magistrats et au Conseil supérieur de la magistrature (Rapport n° 3084), il a été question de modifier le régime des incompatibilités entre les activités darbitrage et le statut de magistrat.
L'Assemblée nationale avait introduit un article, qui visait à exclure les activités d'arbitrage privé des dérogations que peut se voir accorder un magistrat par son chef de cour pour exercer une autre activité. Le Sénat avait toutefois précisé que cette interdiction ne s'appliquait pas lorsque la participation d'un magistrat à un arbitrage est prévue par la loi (art. L. 761-5 du Code du travail qui prévoit qu'un magistrat en activité peut présider la commission arbitrale en cas de litiges opposant un journaliste avec son employeur).
En droit brésilien (article 33 de la Loi 9.307/1996), la stipulation d'une clause d'arbitrage "final and binding" n`exclut pas la possiblité de formuler une requête en annulation dans les deux cas suivants :
Elle peut être exercée comme une action autonome en annulation (article 33, 1º)et on parle alors d'ação anulatória. L'effet suspensif n'est pas automatique. Le juge apprécie souverainement la plausibilité de la demande d'annulation et le risque causé par le retard de la procedure.
Ensuite, et en application de l'article 33, 3°, la demande en annulation peut s'effectuer dans le contexte d'une procedure d'exécution de la sentence arbitrale. La requête (formulée en défense) a alors un effet suspensif automatique (article 739 1º du Code de procedure civile brésilien).
