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Vous trouverez ici des informations utiles concernant les modes alternatifs de règlement des litiges : actualité jurisprudentielle et législative sur l'arbitrage, la conciliation, la médiation, l'expertise et la transaction ; des modèles de convention d'arbitrage, de clause compromissoire, ainsi que des modèles de clause de conciliation ; des annonces de colloques et conférences ainsi que des orientations bibliographiques. Ce site est mis à jour régulièrement par les membres du CIAMEX, mais nous vous invitons naturellement à apporter vos contributions si vous êtes un praticien ou un universitaire au fait des thématiques : arbitrage - transaction - conciliation - expertise. Nota : Pour recevoir les actualités par mail, vous devez vous inscrire à la newsletter. |
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Les professions juridiques doivent incontestablement prendre en compte lefficience des modes alternatifs de résolution des litiges (MARL) qui se révèlent mieux adaptés à l'environnement économique des affaires. Nous aurons dailleurs loccasion de revenir sur la position des professions davocat et du notariat qui, depuis plusieurs années, prônent ouvertement le développement des MARL.
De leur côté, les pouvoirs publics manifestent régulièrement leur intérêt pour ces pratiques. On notera particulièrement le travail réalisé par un groupe duniversitaires dans le cadre de lélaboration du rapport GIP Justice de 2001 (Les modes alternatifs de règlement des conflits : un objet nouveau dans le discours des juristes français ?, par Marie-Claire RIVIER, Pascal ANCEL, Gérard BLANC, Marianne COTTIN, Olivier GOUT, Xavier HAUBRY, Latékoué LAWSON-BODY, Jean-Louis POURRET, Isabelle SAYN, CERCRID, mai 2001) :
Limage des modes alternatifs de règlement que présente aujourdhui le discours doctrinal est celle dun objet qui nest plus guère discuté dans son principe, ce que manifeste le caractère technique des propos tenus. Lheure nest pas au débat théorique, et nombre de points sont considérés comme acquis : lorigine anglo-saxonne des MARC, leur adéquation avec la vision dune société privilégiant le consensus, le dialogue, laccord, le lien avec le constat dune situation de crise (de la justice, de larbitrage, du droit, de la régulation sociale), la nécessité de redéfinir les instruments danalyse et de classification, en proportion de lintérêt quils suscitent. Les modes alternatifs cessent dêtre un objet de curiosité, ils trouvent une place privilégiée dans la description de la gestion juridique des conflits. La faveur dont ils font lobjet leur confère une normalité qui, bien que parfois vue comme un affaiblissement de la normativité du droit, semble bien considérée comme un phénomène irréversible. Par le recours aux néologismes utilisés pour décrire ou expliquer létat actuel du droit (responsabilisation, contractualisation, privatisation, procéduralisation), le discours des juristes inscrit le mouvement dans le cadre plus général dune évolution politique et sociale. Chaque branche du droit a introduit le thème des MARC dans un fond de préoccupations classiques : lintérêt des recours préalables et du pré-contentieux en droit public ; la recherche de lefficacité de la justice pénale en termes de réponses à une attente du corps social , les mérites de la transaction comme mécanismes déviction du procès en droit du travail, mais aussi en droit administratif; lencadrement le plus informel possible pour le traitement des contentieux économiques, sans réelle concurrence avec larbitrage - phase amiable et phase arbitrale organisant leur éventuelle articulation - ; la gestion des conflits familiaux plus douce et plus en adéquation avec limportance prise par les standards en droit de la famille, mais aussi moins lourde pour le juge. Faire preuve à légard de ces processus dune réticence, ou dune méfiance de principe , mettre en doute leur réelle nouveauté, ou sinterroger sur leur aptitude à constituer un progrès de lEtat de droit nest pas ou plus, pour lheure, de mise.
Le litige traduit un conflit dintérêts entre plusieurs personnes : Le litige peut être défini comme un différend présentant un caractère juridique (Loïc CADIET, Droit judiciaire privé, Litec, 1998, p. 3).
Lissue du litige peut tout dabord être recherchée par les parties elle-mêmes, soit quelles sy soient engagées par avance par voie conventionnelle, soit quelles se décident à le faire après la survenance du litige.
Dans bien des cas, la qualité de la relation entre les parties est atteinte par lexistence même du contentieux. La méfiance et lopposition priment sur la confiance et la coopération qui caractérisaient la relation antérieurement à la naissance du litige, vécu comme un rapport de forces.
Aussi, la recherche volontaire et autonome dune issue amiable reste-t-elle délicate. Bien souvent lon constate que les parties sont dans lincapacité de gérer leur propre litige. Il faudrait, pour cela, que chacune delle renonce à son gré, à une ou plusieurs de ses revendications. Ce sont ses renonciations réciproques qui caractérisent la transaction, convention par laquelle les parties pourraient mettre un terme à leur différend (exemple : lacheteur mécontent des qualités de la chose vendue qui renonce à contester la vente en contrepartie dune remise sur le prix concédée par le vendeur).
Parce que léchec dune solution négociée sexplique bien souvent par létat desprit des parties, la recherche de la transaction peut être placée sous légide dun tiers (conciliateur ou médiateur) ou organisée de telle sorte que les parties prennent conscience de lintérêt quil y aurait à ne pas déclencher le procès judiciaire. Les arguments en faveur de la conciliation ou de la médiation sont nombreux : rapidité, confidentialité, coût, réduction de laléa du procès,
Léchec ou la non recherche dun règlement amiable, aidé ou non, ne doit pourtant pas faire perdre de vue quune nouvelle alternative soffre aux parties. Le procès judiciaire, celui porté devant le juge étatique, nest pas la seule voie de règlement du contentieux.
Si lon sait que le conflit est traditionnellement tranché par un juge étatique, dont la fonction est de faire appliquer la règle de droit pour satisfaire lobjectif de lordre social, il nen demeure pas moins que le principe de linterdiction de la renonciation aux voies de recours judiciaire connaît une dérogation majeure : larbitrage.
Dans lhypothèse du déclenchement dune procédure darbitrage, le contentieux est tranché par un arbitre. Ce dernier est un juge désigné par les parties, auquel elles ont accordé une mission de jugement sengageant à respecter (à exécuter) sa décision.
L'arbitrage peut faciliter le maintien de relations quasi-normales entre les parties alors qu'un conflit les oppose. L'influence omni-présente de la volonté des parties, la conscience qu'elles maîtrisent la gestion de leur contentieux, la souplesse de la technique expliquent le développement de l'arbitrage aujourd'hui. Cest pour ces raisons que lon peut dire que l'arbitrage est la branche dynamique du droit des obligations : « La justice issue des modes alternatifs de résolution des conflits nest pas une justice institutionnelle mais une justice contractuelle » (Les modes alternatifs de résolution des conflits. Approche générale et spéciale, par Jean-Baptiste RACINE, Centre de recherche en droit économique (CREDECO), Centre détudes et de recherches sur les contentieux (CERC), Mars 2001 ).
Voici un modèle de clause compromissoire :
En cas de litige relatif à la formation, à linterprétation, à lexécution ou à linexécution du présent contrat, les parties conviennent de recourir à larbitrage pour trancher le différend les opposant. La procédure darbitrage sera conduite et les arbitres nommés sous l'égide du CIAMEX (www.ciamex.org).
Si le recours à larbitrage devait être écarté, et quelle quen soit la raison, les parties sefforceront de rechercher une solution négociée sous légide dun conciliateur nommé sous l'égide du CIAMEX.
